Signal de vigilance sur les effets cardiaques

La surveillance, lancée depuis le 27 mars, sur les médicaments utilisés dans le cadre des essais cliniques de lutte contre le Covid-19 dit au contraire que le produit peut avoir des conséquences graves. Vendredi 10 avril, l’Agence du médicament a lancé « un signal de vigilance important » sur les effets cardiaques de l’hydroxychloroquine.

53 effets indésirables, dont 43  dans le centre de pharmacovigilance Nice-Alpes-Côte d’Azur

Le centre de pharmacovigilance Nice-Alpes-Côte d’Azur, chargé de collecter les signes de pharmacovigilance cardiaque au plan national, a relevé « 53 effets indésirables, dont 43 liés à l’hydroxychloroquine, selon son directeur, le professeur Milou-Daniel Drici. Il y a eu quatre cas de mort soudaine inexpliquée et trois cas d’arrêt cardiaques qui ont bénéficié d’un choc électrique externe et sont maintenant en vie. »

« Aucun bénéfice prouvé pour l’instant »

Selon le professeur Drici, le nombre d’effets liés à l’hydroxychloroquine « n’est pas anormalement élevé pour le médicament, car nous nous y attendions [l’un des effets indésirables graves connus de l’hydroxychloroquine est la toxicité cardiaque]. Mais pour une indication dans laquelle il n’a aucun bénéfice prouvé pour l’instant, c’est un chiffre élevé ! »

« Les malades du Covid sont plus fragiles sur le plan cardiovasculaire et donc plus susceptibles que les personnes lambda d’avoir des problèmes avec des médicaments qui sont délétères pour le cœur tels que l’hydroxychloroquine, » souligne Dominique Martin, directeur général de l’Agence nationale de sécurité du médicament (ANSM).

Lire l’intégralité de l’article du journal “Ouest-France” ici

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